Danielle Smith confirme que le référendum sur l’avenir de l’Alberta au sein du Canada est toujours prévu pour le 19 octobre.

Dans un contexte d’échec des négociations commerciales avec les États-Unis, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a confirmé samedi 22 août que le vote sur la question de savoir si la province devrait entamer le processus légal de sécession du Canada restait inchangé pour le 19 octobre.

Pour quoi votent exactement les gens le 19 octobre ?

Bien que présenté comme un « référendum sur la séparation », le scrutin ne porte pas directement sur la sécession du Canada. Le texte officiel, rédigé par le gouvernement de l’Alberta, invite chaque électeur à choisir entre deux options : « que l’Alberta demeure une province du Canada » ou « que le gouvernement de l’Alberta entame le processus légal requis par la Constitution canadienne pour la tenue d’un référendum provincial contraignant sur la question de la sécession de l’Alberta ». Autrement dit, il s’agit d’un vote visant à entreprendre la première démarche légale en vue d’un futur référendum contraignant, et non d’une sécession immédiate. Le résultat du 19 octobre n’est pas contraignant, même si M. Smith a déjà déclaré qu’il le respecterait et considère qu’une majorité correspond à 50 % des voix plus une.

D’où vient cette question ?

Le vote fait suite à deux campagnes de pétition citoyennes qui ont recueilli près de 700 000 signatures pour que la question soit soumise au vote. « Il s’agit d’une démarche citoyenne. 700 000 citoyens ont signé l’une des deux pétitions demandant que cette question soit posée dès maintenant, et c’est sur ce point que portera le vote du 19 octobre », a déclaré M. Smith, interrogé à la radio par un auditeur qui lui demandait de reporter le débat en raison de la crise commerciale persistante avec les États-Unis.

Pourquoi Smith ne le reporte-t-il pas malgré la crise avec les États-Unis ?

Mme Smith a rejeté l’idée de suspendre le processus. Elle a déclaré qu’elle mènerait personnellement campagne pour inciter les Albertains à voter pour le maintien de l’Alberta au sein du Canada, mettant en avant les récents accords conclus avec Ottawa, notamment certains revirements sur les politiques fédérales et les progrès réalisés dans le développement des pipelines. « Je ferai tout mon possible » pour convaincre les électeurs qu’il est dans l’intérêt de l’Alberta de rester au Canada, a affirmé la première ministre.

En quoi cela importe-t-il aux Hispaniques du Canada, même s’ils ne vivent pas en Alberta ?

La stabilité politique du pays est un facteur déterminant pour quiconque envisage de s’installer, d’investir ou d’établir des projets à long terme au Canada. Or, il s’agit du deuxième mouvement séparatiste d’envergure auquel le pays est confronté dans le contexte de la même crise commerciale : tandis que l’Alberta poursuit ses efforts sur cette question, le soutien à l’indépendance du Québec a chuté à son plus bas niveau depuis des décennies en raison du même conflit avec Washington. Ce contraste, entre une province qui prend ses distances avec Ottawa et une autre qui s’en rapproche, influencera considérablement le climat politique canadien dans les mois à venir.

Il reste un peu moins de deux mois avant le 19 octobre, et pour l’instant, la seule certitude est que la question figurera sur le bulletin de vote telle qu’elle est rédigée aujourd’hui.

Écrit par Mauricio Navas Talero, journaliste pour LJI

Comparte este artículo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *