Le Canada a admis moins de la moitié de son objectif de résidents permanents pour 2026 à la mi-année.

Entre janvier et juin de cette année, le Canada a admis environ 182 100 nouveaux résidents permanents, selon les données d’IRCC publiées à la mi-août, soit bien en deçà des 207 850 attendus au cours de la même période en 2025. Par rapport à l’objectif officiel de 380 000 pour l’ensemble de l’année 2026, le pays est donc loin d’avoir atteint la moitié de son objectif.

Quel est l’écart entre le Canada et son propre but ?

Avec un objectif officiel de 380 000 résidents permanents pour 2026 (dans une fourchette de 352 000 à 416 000 autorisée par le gouvernement lui-même), l’admission de seulement 182 100 personnes au cours du premier semestre signifie qu’au cours du second semestre, le Canada devrait admettre environ 33 000 résidents permanents par mois pour atteindre cet objectif, un taux beaucoup plus élevé que celui maintenu au cours des six premiers mois.

Quelle catégorie est la plus en retard ?

Les données officielles montrent que l’immigration économique (Entrée express, programmes provinciaux, catégories d’affaires) a diminué par rapport à l’an dernier : elle est passée de près de 63 % des admissions totales au premier semestre de 2025 à un peu plus de la moitié cette année. Les rapports spécialisés s’accordent à dire que cette baisse est principalement attribuable à Entrée express, même s’ils divergent quant au nombre exact de personnes exclues de chaque catégorie. Par conséquent, nous préférons ne pas reprendre ces chiffres tant que nous ne les aurons pas confirmés à partir du rapport officiel complet d’IRCC.

Qu’est-ce que cela signifie pour une personne dont la demande de résidence est en cours de traitement ?

Pour les Latino-Américains ayant déjà déposé une demande de résidence permanente, notamment par la voie économique, cette information ne modifie pas la procédure elle-même, mais elle permet de mieux comprendre le contexte : si le gouvernement doit accélérer considérablement le processus dans les prochains mois pour atteindre ses objectifs, il est raisonnable de s’attendre à davantage de tirages au sort d’Entrée express ou d’invitations par catégorie provinciale pour le reste de 2026, même si rien n’est garanti. Cela indique également que la concurrence pour chaque place disponible demeure forte ; par conséquent, tenir son profil à jour (compétences linguistiques, expérience, offre d’emploi le cas échéant) reste la meilleure façon d’être prêt si le rythme des invitations s’accélère.

L’écart entre les promesses et les résultats obtenus n’est pas nouveau en matière de politique d’immigration canadienne, mais il est rarement aussi marqué à mi-année. Les événements des prochains mois détermineront si 2026 se terminera près de l’objectif fixé ou si elle rejoindra la liste des années où le Canada a admis moins d’immigrants que prévu.

Rédaction Mauricio Navas Talero Journaliste LJI

Comparte este artículo

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *