Carney s’est adressé à la nation le jour de l’entrée en vigueur des droits de douane : des temps difficiles s’annoncent.

Quelques heures après l’entrée en vigueur des droits de douane imposés par le Canada sur quelque 700 produits américains, Mark Carney a adressé un message vidéo à la nation. Il n’a annoncé aucune nouvelle mesure. Il a plutôt préparé la population à ce qui allait suivre et a reconnu que cette décision avait un coût.
Qu’a dit le Premier ministre ?
« Il s’agit de ce que nous sommes en tant que Canadiens. Il s’agit de nos moyens de subsistance et du pays que nous laissons derrière nous », a déclaré Carney dans le message diffusé mardi 8 septembre. « Il s’agit de rendre le Canada fort. Et il s’agit de cette compassion qui nous définit. »
Le premier ministre a expliqué l’échec des négociations avec Washington : « Le problème fondamental, c’est que les exigences croissantes des États-Unis ont révélé qu’ils voulaient que nous dépendions encore plus d’eux, et non moins. » L’objectif du Canada, a-t-il déclaré, est de sortir de cette crise « plus fort et plus résilient, afin qu’aucun pays ne puisse nous prendre en otage ».
Dans le même temps, il a posé des limites. Carney a déclaré qu’il ne croyait pas à une escalade de la guerre commerciale et a soutenu que les tarifs douaniers imposés par Donald Trump visaient à pénaliser certains Canadiens plus durement que d’autres.
Y a-t-il eu des annonces concrètes pour la population ?
Ce n’est pas le cas dans ce message. Le plan de soutien, d’un montant total de 7,5 milliards de dollars, est en vigueur depuis le 25 août et prévoit des modifications importantes à l’assurance-chômage pour les personnes qui perdent leur emploi en raison de la guerre commerciale. Or, M. Carney n’a rien ajouté de nouveau mardi. Le chef conservateur, Pierre Poilievre, a précisément exigé plus de transparence sur le fonctionnement des tarifs de rétorsion et sur l’utilisation des recettes.
Pour le travailleur latino, la partie qui compte
Un discours ne paiera pas les courses. Mais lorsqu’un Premier ministre appelle le pays à se préparer, il est essentiel de prêter attention au message sous-jacent : le gouvernement annonce, en ses propres termes, que les mois à venir seront marqués par une hausse des prix et des pertes d’emplois. Pour celles et ceux qui travaillent dans l’industrie, les transports, le commerce de détail ou le bâtiment – des secteurs à forte présence hispanique déjà fragilisés –, cet avertissement vaut mieux que n’importe quelle promesse.
Rédaction par Mauricio Navas Talero Reporter LJI




