Doug Ford ne répond toujours pas à la demande de Carney de remettre l’alcool américain dans les rayons de la LCBO.

Alors que les relations commerciales entre le Canada et les États-Unis ont finalement échoué cette semaine, une demande plus modeste mais symbolique restait en suspens en Ontario : celle de savoir si la province reprendra la vente d’alcool américain dans les succursales de la LCBO, une mesure que le premier ministre Mark Carney avait demandée aux premiers ministres provinciaux de prendre en signe de bonne volonté pendant les négociations.
Pourquoi l’Ontario a-t-il retiré l’alcool américain des succursales de la LCBO ?
Le premier ministre Doug Ford a ordonné le retrait des alcools américains des rayons des magasins d’alcool de l’Ontario d’ici mars 2025, en représailles aux premiers tarifs douaniers imposés par Trump. Il maintient cette position depuis, déclarant en juillet : « Nous ne céderons pas. Le seul moyen rapide de remettre les alcools américains en vente en Ontario est que les États-Unis suppriment leurs tarifs douaniers illégaux. »
Qu’a demandé Carney, et quelle a été la réponse de Ford ?
À la mi-août, alors que les négociations semblaient sur le point d’aboutir à un accord, Carney a demandé aux premiers ministres provinciaux de reconstituer leurs stocks d’alcool américain en signe de bonne volonté envers Washington. Plusieurs d’entre eux ont confirmé leur intention de s’exécuter. Ford, en revanche, n’a pas répondu : selon Global News, ni son cabinet ni le Trésor n’ont répondu aux demandes de renseignements à ce sujet, et le premier ministre n’a tenu aucune conférence de presse depuis la mi-août.
Quelle est l’ampleur de ce boycott en termes de nombre de participants ?
L’interdiction affecte environ 965 millions de dollars d’importations annuelles d’alcool américain. Une partie de ces stocks, soit près de 2 millions de dollars (principalement de la bière, des boissons prêtes à consommer et du vin), est déjà périmée ou sur le point de l’être dans les entrepôts de la LCBO. En juin, lors d’une rencontre avec des représentants américains, M. Ford a déclaré qu’il ne reprendrait la vente d’alcool américain qu’une fois l’accord commercial ACEUM renouvelé.
Qu’est-ce qui change maintenant que les négociations ont complètement échoué ?
La condition que Ford a elle-même fixée (ne pas réapprovisionner les stocks d’alcool avant la signature d’un nouvel accord commercial) est, avec la rupture du 22 août, encore plus loin d’être remplie : sans négociations en cours, il n’y a pas d’accord à signer, donc tout indique que l’interdiction reste en vigueur indéfiniment, même si le bureau de Ford ne l’a pas explicitement confirmé ces derniers jours.
Pour l’instant, le vin, la bière et les boissons prêtes à boire en provenance des États-Unis ne sont toujours pas disponibles à l’achat dans les succursales de la LCBO dans toute la province.
Rédaction Mauricio Navas Talero Journaliste LJI

